La Vérité Dans Vos Assiettes/christophe Loreyte.fr

La vérité sur nos assiettes

L’alimentation poison. Depuis quelques décennies, nos Caddies contiennent de moins en moins de produits frais, au point que notre alimentation se compose désormais de 70 à 80 % de produits transformés. Aliment poison, l’association semble difficile et pourtant… Un gain de temps, peut-être, mais les plats industriels cumulent quasiment tous les handicaps : beaucoup plus chers, le plus souvent trop pauvres en protéines, en vitamines et en minéraux, et bien trop salés, trop sucrés ou trop gras. Ils remportent pourtant chaque jour davantage de suffrages, permettant aux industries agroalimentaires de faire leur beurre au prix de notre santé.

Ce que l’on retrouve réellement (alimentation poison) dans nos assiettes !

Des additifs et huiles en tous genres, une habitude aux effets nocifs !

huile de palmeLes graisses de mauvaise qualité (dont l’omniprésente huile de palme) font flamber les risques cardiovasculaires, et le sirop de glucose-fructose provoque l’obésité et le diabète.

chimieQuant aux additifs, présents dans quasiment tous les produits, ils déchaînent les foudres des spécialistes. « Certains conservateurs pourraient favoriser une accumulation de graisses dans l’organisme », explique le docteur Laurent Chevallier, médecin nutritionniste. Or, « certains enfants consomment jusqu’à cent additifs par jour », s’indigne Corinne Gouget, auteur d’un guide sur les additifs alimentaires »). Cette spécialiste blâme tout particulièrement l’aspartame (ou E951, un édulcorant bien connu) et le glutamate monosodique (GMS, ou E621, un exhausteur de goût) : tous deux, explique-t-elle, sont considérés comme toxiques pour les cellules nerveuses (on parle d’«  excitotoxines  ») et potentiellement cancérigènes. Le GMS stimule les tumeurs cancéreuses et triple le taux d’insuline fabriqué par le pancréas, ce qui favorise la survenue du diabète. Et pour ne rien arranger, les ingrédients utilisés pour fabriquer ces deux additifs contiennent des OGM ! D’après Corinne Gouget, qui a épluché pendant deux ans toute la littérature scientifique sur le sujet, sur les 350 additifs (colorants, conser­vateurs, agglomérants, anti-oxydants, émulsionnants, etc.) utilisés par l’agroalimentaire, 77 peuvent être considérés comme inoffensifs, mais 104 sont « douteux  » et 169 sont à éviter absolument. Ne peut-on considérer qu’il s’agit là d’alimentation poison ?

Les chiffres révèlent l’alimentation poison

Il est hélas très difficile, pour le consommateur, de se retrouver dans la jungle des appellations et des étiquetages. Et c’est bien tout le problème de l’alimentation industrielle : on mange, oui, mais quoi ? Si certaines marques font des efforts sur la qualité et la sécurité de leurs produits, ainsi que sur la lisibilité des étiquettes, elles sont loin d’être majoritaires. Résultat : sans le savoir, le consommateur avale un peu n’importe quoi… et surtout quantité d’éléments qui n’ont rien à faire dans son assiette. Or cette façon de se nourrir favorise le stockage des graisses, notamment au niveau abdominal, et modifie le métabolisme énergétique : augmentation de la prise alimentaire sans nécessité biologique, apparition de diabète, de pathologies cardiaques… « Le contrôle de lalimentation et du poids ne relève clairement pas que d’une approche esthétique, mais d’une nécessité pour la santé », confirme le docteur Chevallier.

Nos habitudes avec l’alimentation poison

On mange généralement trois fois par jour, du réveil au coucher, qu’il s’agisse d’un automatisme, un moment de partage entre amis, en famille (placé quelquefois sous le signe du plaisir gustatif), ou d’un repas avalé à la va-vite entre deux réunions. Si nous remarquons le plus souvent les goûts et les saveurs, nous oublions malheureusement de retourner le paquet de ce plat tout préparé ou encore de vérifier ce qui se cache, par exemple, dans ces cookies au goût subtil de noisettes et pourtant…

Pourtant, la réalité de l’industrie agroalimentaire est loin d’être transparente. Derrière les emballages de nos marques préférées, toujours plus vendeurs, savamment pensés au service marketing, des additifs alimentaires en tous genres s’invitent dans nos assiettes

 plat de lasagnes

Si visuellement, la photo de ce plat tout préparé de lasagnes a l’air absolument succulent, en réalité, il faudrait prendre le temps d’étudier les informations sur le paquet. Nous nous souvenons encore du scandale qui avait éclaboussé la France il y a quelques années au sujet de la fameuse viande de cheval dans les lasagnes industrielles.

Intéressons-nous maintenant à toutes ces aliments poisons que l’on retrouve dans notre alimentation

Il y a les allergènes, évidemment, substances responsables de bien des allergies, chez les petits comme les grands, ayant déclenché de nombreuses maladies depuis des années.

conservateurs et colorantsOn y trouve également les conservateurs, des produits censés prolonger la conservation de nos plats. Leurs effets sur nos organismes ne sont pas toujours appréciables, loin de là et ne nous aident pas à « conserver » notre corps en bonne santé.

On retrouve également du sel ajouté en surabondance. Nul besoin de revenir sur les effets dévastateurs du sel sur notre santé, responsable de bien des accidents cardio-vasculaires.

colorants alimentairesIl faut également évoquer les additifs en tous genres, substances composées par la chimie, qui donne des goûts plus prononcés, des couleurs plus vives, mais qui demeurent néfastes…

Au rayon des produits allégés, on consomme, en masse et avec le sourire d’une bonne conscience alimentaire, des dérivés du sucre, des graisses transformées. Pas si allégés à bien y réfléchir, mais c’est light, alors… Alors, on avale de l’aspartame tandis que les enfants et adolescents se gavent de sodas et de boissons hypersucrées...

vache écossaiseEn s’arrêtant aux rayons des viandes, on devine des origines parfois bien lointaines, des viandes venues d’Argentine, de l’autre bout du monde, transportées des heures durant, avant d’être transformées pour paraître les plus belles possible dans la poêle. Savez-vous que votre boucher de quartier propose en général une viande bien plus saine et locale ?

pesticides alimentairesEnfin, au rayon des fruits et des légumes, on avale, sans le remarquer, sans y prêter attention, des pesticides. Pour se donner bonne conscience, on s’arrête alors autour de l’étalage de produits bio, oui, mais… Bio ne veut pas dire sans pesticides, cela veut seulement dire qu’il y en a moins… Vous me direz, c’est déjà ça !

 

Les plats tout préparés, une mauvaise habitude alimentaire (alimentation poison)…

Avant de vous laisser à vos courses alimentaires, avant de vous laisser penser plus précisément à ce qui se trouve réellement dans vos assiettes, je voulais prendre le temps de revenir sur les plats tout préparés. Le temps file toujours plus vite et les journées sont de plus en plus remplies, il semblerait donc compréhensible d’acheter des plats préparés. Pourtant, ces derniers sont emplis de produits cachés et autres dérivés chimiques, ils sont préparés avec les rebus de l’agroalimentaire (carcasses, becs, griffes, organes peu nobles, graisses etc.).

plat industrielMême si l’on se souvient de plats contenants des substances des plus étranges, des scandales de toutes sortes, les plats préparés demeurent une habitude ancrée chez les Français. Apport calorique des plus conséquents, ajout de conservateurs, d’additifs, de colorants, de substituts néfastes, et autres E divers et variés, les plats préparés regorgent de produits dangereux que l’on voudrait pourtant pouvoir tenir loin de nos estomacs !

Face à tout cela, il est possible d’envisager une autre manière de se nourrir

mangez sainDes irréductibles n’ont pas oublié que bien manger est une des clés les plus maîtrisables de la bonne santé. Tout n’est pas perdu, car la prise de conscience pointe le bout du nez : s’il reste beaucoup à faire, notamment auprès des populations défavorisées, de plus en plus de Français se soucient désormais de manger mieux et retrouvent les plaisirs du fait maison. Ils sont de plus en plus nombreux à être «  locavores  » (c’est-à-dire à s’approvisionner auprès de producteurs locaux), à fuir les aliments allégés (30  % n’y touchent pas), à consommer moins de viande et plus de légumineuses, de fruits et légumes… Les magazines et les livres de cuisine, tout comme les blogs spécialisés, se multiplient y compris à l’intention des budgets les plus minimes, car on peut manger mieux sans payer plus cher. Bref, les Français retrouvent, en ces temps de crise, le goût et l’envie de bien manger. Certes, cela ne convient peut‑être pas à l’industrie agroalimentaire, mais il revient à chacun de savoir s’il préfère ménager sa forme (et son porte-monnaie) ou celle de gros groupes industriels qui, trop souvent encore, se moquent de notre santé.

L’Institut national du cancer (Inca) estime que 30 % des 100 000 nouveaux cas de cancer recensés chaque année en France pourraient être évités par une alimentation équilibrée. La nourriture demeure l’un des aspects les plus importants de notre santé. Hippocrate disait (soi-disant) « Que ton aliment soit ton premier médicament ». Il est donc urgent de manger sainement !

Donc mangez local, mangez des produits de saison, évitez les plats préparés, si vous avez le temps et le lieu essayez de cultiver votre potager ; pour prendre soin de ce que l’on a dans l’assiette, autant que possible.

Alimentation poison : mon conseil de lecture

Je vous conseille vivement cet ouvrage mais, attention, après l’avoir lu vous ne pourrez plus jamais mettre les pieds dans un hypermarché !

alimentation poison
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Cet article comporte 2 commentaires
  1. Fougeron Evelyne dit :

    j ai pris plaisirs à lire la vérité dans nos assiette

    1. Christophe Lorreyte dit :

      Merci Evelyne de votre retour. Il est vrai qu’il y a beaucoup à dire sur ce sujet ! Hélas !

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