EGO

Que faire de son ego ?

Bienvenue à nouveau sur mon blog ! Comme ce n'est pas la 1ère fois que vous venez ici, vous avez sans doute déjà lu mon livre qui vous explique quels sont les dangers de la méditation, si ce n'est pas le cas Cliquez ici pour télécharger le livre gratuitement !

Aujourd’hui, lorsque l’on entend parler de l’ego c’est souvent en termes négatifs. La manière dont on l’aborde, nous donne l’impression qu’il s’agit d’un gros mot évoquant un boulet pour notre mental dont nous devons à tout prix nous délester. Mais avant de vouloir se défaire de son ego à tout prix, posons-nous les bonnes questions : qu’est-il vraiment et que représente-il ? Ne pense-t-on pas pourtant que pour favoriser sa réussite dans la vie nous devons le cultiver. L’ego n’est–il pas le moteur de la force et de la personnalité ? Alors, que faire de son ego ? Est-il possible de ne plus faire rimer ego et souffrance et peut-on réellement guérir son ego ?

Dans cet article vous comprendrez ce qu’est l’ego, comment le réduire et surtout comment vivre avec, car s’en départir totalement est une utopie et ferais de nous tout autre chose qu’un humain, un bouddha peut-être … Et pourquoi pas après tout !!!

Qu’est-ce que l’ego ?

L’ego fait référence à la part de nous que nous utilisons pour nous définir en tant qu’individu indépendant. L’ego est l’autodéfinition de soi : il constitue notre propre définition du “je”. Lorsque vous exprimez vos goûts, vos croyances, vos jugements, vos envies : c’est votre ego qui parle. Votre éducation et votre environnement sont les principaux fondateurs de votre ego. Ainsi, votre ego est en partie le résultat des croyances de vos parents, de vos grands-parents et cela peut remonter beaucoup plus loin, tant que ces croyances vous ont été transmises. L’ego est le résultat d’une multitude de facteurs de votre vie terrestre. Il est de ce fait parfaitement unique, mais aussi constamment changeant.

Ce qu’il est important de comprendre, c’est la qualité non-concrète et non permanente de votre ego : il n’est qu’une illusion, votre propre illusion de la vie. Il est ce que l’on appelle parfois votre propre “paire de lunettes” ou votre filtre subjectif sur la réalité de la vie. Avec votre ego, vous créez votre propre conditionnement de vie, vos propres barrières et ouvertures, selon vos croyances. Lorsque vous vous dites “j’adorerais pratiquer ce métier mais il n’est pas fait pour moi”, vous êtes tout simplement victime de votre ego. L’addition des multiples croyances que vous entretenez à votre égard et au sujet de ce métier constitue le fer forgé de la barrière que vous avez créée entre ces deux composantes qui sont vous et ce métier dont vous rêvez.

L’ego se dirige naturellement vers ce qui le satisfait et tente d’éviter ce qui ne lui plaît pas. Il accepte par exemple très mal les critiques, puisque cela remet en question ce qu’il essaye de construire désespérément. Il se rassure en voulant créer du définitif mais ne fait en réalité que colmater les brèches d’une prison construite sur du sable. Il se veut tout puissant et permanent et rentre de ce fait en conflit avec la nature impermanente de l’univers. C’est là que réside le principal problème de l’ego : en créant ce sentiment d’individualité, il détache l’humain du Tout et crée alors une dualité. La personne est alors aveuglée par son ego et ne fait que tenter de prouver son existence, sa valeur et sa légitimité. Voilà pourquoi vous lirez souvent que l’ego est source de souffrances : si on n’apprend pas à l’apaiser, il nous donne l’impression – et seulement l’impression, car nous ne parlons bien que d’une illusion – de ne pas faire partie intégrante du grand mouvement de vie, qui, en réalité, nous unit tous.

Comment bien vivre avec son ego ?

En sachant ceci, que faire de son ego ? Et surtout, comment se réconcilier avec son ego ? Bien avant de tenter de dépasser son ego, il faut apprendre à lui redonner une place moins prédominante. Votre ego s’est fabriqué avec tout ce qui constitue votre histoire : vos joies comme vos souffrances. Malheureusement, la tendance de l’ego est de mémoriser les souffrances de manière plus vive afin de “se protéger” dans le futur, c’est ce qu’on appelle mécanismes de défense. Nous sommes attachés à nos souffrances car elles aussi nous définissent. Un ego meurtri par son histoire qui n’aura pas trouvé le chemin du renouveau cherchera constamment à se protéger ou à se défendre, “créant” un individu sur la défensive ou en manque de confiance en soi.

C’est donc en passant d’abord par l’acceptation de notre histoire et de nos émotions que l’on peut mieux vivre avec son ego. Accepter ce qui ne peut être changé est la clef. En acceptant où nous en sommes aujourd’hui, nous cessons d’alimenter ce sentiment de lutte pour la vie. Accepter son histoire, c’est prendre conscience de la racine de nos façons de nous comporter, de raisonner, de poser un regard sur les événements. C’est en prenant une position de recul sur ce qu’est notre ego et les sources de celui-ci que nous nous ouvrons à une nouvelle liberté. La liberté de créer ce que nous sommes chaque jour plutôt que de ne faire que subir les conséquences de notre histoire et de réagir en fonction de celle-ci.

Que faire de son ego ?

Faut-il alors se débarrasser de son ego ? Le désir de se débarrasser d’un élément de sa vie est un réflexe de rejet, de non acceptation. Plutôt que d’essayer d’en finir avec votre ego de manière radicale – ce qui serait en fait une expression même de votre ego, en lutte pour changer de forme – vous pouvez apprendre à lui donner moins de pouvoir.

Après avoir accepté la nature de notre ego, il est possible de le diminuer pour vivre en harmonie avec celui-ci, avec les autres et avec ce qui nous entoure.

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Diminuer son ego : une question d’équilibre

Avoir un ego est humain, c’est même une de ses caractéristiques prédominante avant de commencer un travail d’introspection. Ce qui importe, c’est la place qu’on lui donne dans notre mental. Lorsque l’ego prend trop de place, il pose problème dans notre équilibre. Un ego surdimensionné est une surestimation du “moi, je” par rapport à tout le reste. La personne dotée d’un ego surdimensionné a appris à valoriser ses pensées, ses croyances et ses jugements sans capacité de recul. D’une manière ou d’une autre (à travers son éducation ou par mécanisme de défense acquis au fil de sa vie) ce type d’individu a intégré l’idée qu’il ne pourrait pas trouver de meilleures réponses à la vie que ses propres théories. En réalité, un ego surdimensionné est signe d’un profond manque de confiance en soi, dissimulé sous une image de contrôle absolu.

Trouver l’équilibre dans notre rapport à notre ego est possible, voire primordial. La méditation est le meilleur remède contre l’ego tout puissant car en méditant, on s’exerce à se détacher du mental pour se reconnecter au Tout. On redécouvre alors notre vraie nature, cachée sous les couches de nos constructions de pensées, de nos certitudes, de notre “compréhension” de la vie et de notre environnement. Notre vraie nature est enfouie sous notre ego et nous apprenons, chaque jour durant notre méditation assise et par les différentes pratiques liées à celle-ci à la révéler. C’est ainsi que se développe entre autre notre intuition : une compréhension différente de la réalité, défiant bien souvent la logique de notre mental.

L’équilibre s’atteint lorsque l’ego devient un outil au service de sa nature authentique, plutôt qu’un tyran. Un individu doté d’un tel outil pourra défendre une opinion tout en restant ouvert à l’opinion adverse, sans se sentir menacé dans son intégrité. L’ego est le fondement de notre personnalité et si, en théorie, « je » veut disparaître, c’est souvent en raison de la souffrance qu’il éprouve paradoxalement face à l’échec de son désir absurde de toute puissance.

Prendre du recul sur son ego, c’est simplement prendre conscience de sa propre illusion pour en faire une associée à laquelle on ne donne la parole que par choix, et non plus par inconscience. Ainsi, alors que cesse la lutte pour la constante définition et approbation du soi, on peut passer de “la vie est un combat” à “la vie est un miracle”.

Nous avons tendance à diaboliser l’ego, et pour cause : il peut être source de multiples handicaps mentaux et sociaux. Par contre, il est important de comprendre pourquoi il existe et de savoir que nous avons des outils pour le remettre à sa place. Vous qui méditez ou vous intéressez à la méditation, vous êtes sur le chemin de l’équilibre égotique ! D’ailleurs dites-moi : avez-vous remarqué l’impact de la méditation sur vos croyances et vos jugements ? En attendant de vous lire, belles méditations à vous !

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