Bien Se Faire Comprendre

Comment bien se faire comprendre ?

Dans cet article vous allez redécouvrir les bases d’une bonne communication. Nous sommes habitués à nous exprimer et à écouter les autres à travers le filtre de notre ego, sans prendre de recul sur celui-ci. Résultat : nous avons souvent l’impression d’être incompris et nous trouvons les idées et les croyances des autres farfelues… Pour interagir avec les autres positivement, il existe de multiples façons de repenser à sa communication. Je vous propose de nous inspirer de l’esprit de la méditation pour répondre à une question que beaucoup d’entre vous se posent : comment bien se faire comprendre ? Voici 6 de mes conseils.

Comment bien se faire comprendre

1.      Ayez confiance en vous

La confiance en soi joue un rôle crucial dans une bonne communication. Si vous essayez de communiquer une information sans être sûr-e de vous, il y a de grandes chances pour que votre approche manque de clarté, autant dans votre choix de mots que dans votre intonation. Ne vous est-il jamais arrivé de transmettre une information sans la comprendre et de perdre votre assurance au moment de la communiquer ? Lorsque ceci arrive, on peut être tenté de parler moins fort et d’utiliser des périphrases pour s’en sortir.

Au-delà des mots employés, le langage non verbal est un facteur déterminant de ce que vous communiquez. Votre façon de vous tenir, votre regard, les mouvements de vos mains… tout ceci entre bien sûr en compte dans la réception d’un message. Si ce qui vous importe est le message verbal que vous souhaitez livrer, le non verbal influencera radicalement la confiance qu’aura votre interlocuteur en ce que vous lui dites.

Par exemple, si vous parlez à votre colocataire de son manque d’implication dans l’entretien de la maison alors que votre voix tremble et que votre regard est dirigé vers le sol, il est probable qu’il ne vous prenne pas au sérieux. Cependant, vous ne serez pas plus entendu si vous hurlez et perdez le contrôle de vos émotions. Un ton calme, assuré et souligné par un regard franc saura bien mieux transmettre votre intention.

S’il n’est pas toujours facile de démontrer de l’assurance lorsque l’on aborde une conversation, il est toutefois possible de s’y préparer. Afin de bien vous faire comprendre, assurez-vous que les informations que vous souhaitez communiquer soient claires pour vous-même. Si vous désirez aborder un sujet délicat avec une personne par exemple, prenez le temps de formuler vos phrases pour vous-même avant de les livrer à l’autre. Assurez-vous également de lui parler à un moment où vous êtes tous les deux calmes. Évitez autant que possible les conversations sous le coup de l’émotion.

Bien entendu, la méditation est une excellente pratique pour développer sa confiance en soi. Ainsi, vous serez plus apte, par effet ricochet, à mieux communiquer et à développer et entretenir des relations saines avec votre entourage.

2.      Ayez la bonne intention : les mots, le ton et le niveau de langage

Les mots peuvent être la source d’émotions puissantes, mais aussi de profondes incompréhensions ou de doutes qui subsistent. Bien choisir vos mots indique à votre interlocuteur que votre message est réfléchi, ce qui lui donne de la valeur. Préparez votre message au préalable, si vous en avez besoin, afin que les mots soit en accord avec votre pensée. Toutefois avec la force de l’habitude et avec mon conseil numéro 1, avoir confiance en soi, vous opterez plus facilement pour une communication spontanée. Mais pour bien commencer, vous pouvez préparer.

Par exemple, si vous désirez aviser votre famille que vous avez besoin d’un peu de calme en rentrant du travail, préférez : “je suis fatigué-e par ma journée de travail, j’ai besoin de quelques instants de tranquillité” plutôt que : “je ne veux entendre personne, sinon ça va mal se passer !”. Je suis certain que vous saisissez la nuance. Le premier exemple porte au respect de la demande, tandis que le deuxième crée une tension. Il est important, quel que soit votre message, de choisir des termes bienveillants, et non accusateurs ou menaçants.

Aussi, choisir le bon niveau de langage vous assurera d’être compris par votre interlocuteur. Pour prendre un exemple évident, vous ne parleriez probablement pas à un enfant de cinq ans comme vous parleriez au grand patron de l’entreprise qui vous emploie. Ici, il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas de travestir votre personnalité afin de faire plaisir à tout le monde. Il s’agit simplement de choisir le vocabulaire est les tournures de phrases appropriées afin que votre interlocuteur se sente interpellé et comprenne bien votre message.

Enfin, le ton que l’on emploie a le pouvoir de changer l’entièreté du message, quels que soient les mots qui sont employés. Ainsi, la phrase “tu me fais rire”, prononcée d’un ton souriant et léger, n’a pas le même sens que lorsqu’elle est prononcée d’un ton condescendant. Soyez toujours attentif au ton que vous employez.

3.      Ayez l’esprit ouvert et soyez humble

Lorsque vous engagez une conversation, gardez l’esprit ouvert. Si vous désirez vous engager dans un échange vrai, vous devez accepter ne pas savoir ce que l’autre vous répondra. Ainsi, n’utilisez pas de formulation qui suggère que vous savez déjà ce que l’autre pense, comme “tu n’as pas envie d’y aller, n’est-ce pas ?”. En faisant cela, vous limitez la possibilité que l’autre personne vous dise honnêtement ce qu’elle pense. De plus, dans cet exemple, la personne pourrait croire que vous ne voulez pas qu’elle vienne ou que vous-même n’avez pas envie d’y aller, alors que ce n’est peut-être pas le cas.

Exprimez-vous avec ouverture et clarté et écoutez vraiment ce que vous dit votre interlocuteur. Vous pourrez ainsi interagir efficacement, bien vous faire comprendre et bien comprendre l’autre.

Comment bien se faire comprendre

Rappelez-vous également de rester humble. Souvenez-vous toujours que ce que vous croyez savoir ou avoir compris n’est que le résultat de votre propre perception de la réalité. Si vous vous exprimez avec humilité, en acceptant d’être remis-e en question et en écoutant les propos des autres, vous serez plus facilement écouté-e par votre entourage et, en plus, vous apprendrez des autres.

Vers une communication qui rassemble

1.      Appliquez la notion de vacuité à votre communication

Comprendre la notion de vacuité est essentiel pour établir une communication bienveillante et positive. Selon les principes de la vacuité, rien n’a d’existence propre. Si nous appliquons cette idée à la communication, cela signifie qu’aucun des messages que nous exprimons n’a de valeur intrinsèque. Chaque pensée exprimée, chaque information transmise n’a d’importance que dans un contexte précis, à un moment précis et pour des personnes précises. Vous souvenir de cette vérité vous permettra de remettre vos pensées dans leur contexte : ce n’est pas parce que c’est important pour vous que ça l’est pour autrui. Ce n’est pas parce que vous croyez en quelque chose que d’autres y croient aussi.

En comprenant cela, vous pouvez facilement comprendre que ce qui vous enrage puisse laisser votre interlocuteur de marbre, par exemple. Bien entendu, ce genre de situation peut donner le sentiment d’être incompris. Dans ce cas, je vous suggère de tenter de mieux comprendre l’autre et de l’aider à vous comprendre. Mais alors, comment bien se faire comprendre lorsque l’autre ne saisit pas ce que nous ressentons ? Nous revenons ici aux points précédents : il est important de communiquer ce que vous ressentez en sélectionnant votre vocabulaire avec soin, en employant un ton bienveillant et en gardant l’esprit humble et ouvert. Toutefois  les parcours de vie étant tellement différents, il est parfois difficile de trouver le pont qui permettra de rejoindre ces deux mondes. Dans ce cas ne tentez pas de rallier à tout prix l’autre à votre cause. Sachez, vous effacer suffisamment dans votre communication pour laisser s’instaurer le premier pas vers la rencontre des pensées.

2.      Pratiquez la parole juste

Comme les principes bouddhistes le suggèrent, optez pour une parole juste. Une parole juste est une parole bienveillante, utile et honnête. Pour appliquer ce principe, il vous suffit de prendre un instant de recul pour vous demander : “ce que je veux dire est-il gentil, c’est-à-dire tourné véritablement vers l’amour de l’autre ? Est-ce utile ? Est-ce vraiment ce que je pense ?”.

Depuis toujours, l’humain a recherché la parole juste. Connaissez-vous les trois principes de la passoire de Socrate ?

En Bref , avant de délivrer une information :

  • s’assurer que l’info soit vérifiée, qu’elle soit vraie.
  • Se poser la question sur la fait que l’info soit tourné vers le bien, qu’elle apporte des aspects positifs
  • Et pour finir, se demander si l’information est utile.

Vous voyez, on connait les paroles de la chanson depuis longtemps mais nous ne fredonnons rarement le bon air.

Nous avons souvent des propos inutiles qui ne sont que le reflet de notre ego. Par exemple, lorsque nous disons “oui je sais, je ne suis pas né-e de la dernière pluie” : apportons-nous un élément nouveau et utile à la conversation ? Pas vraiment. Nous confirmons à l’autre que nous avons le même savoir que lui, avec une petite dose de condescendance. Savez-vous que la plupart d’entre nous faisons cela constamment sans même nous en rendre compte ?

Prenez du recul sur ce que vous dites afin de vous assurer que votre intention est bonne, et vous serez bien mieux compris-e par ceux qui vous entourent. Il est important de comprendre qu’une communication fluide passe par le respect de l’autre. Une parole juste vous assurera une interaction positive et efficace avec vos interlocuteurs.

3.      Misez sur l’art du reproche sans dispute

Eh oui ! Il est tout à fait possible de communiquer ce que nous reprochons à l’autre sans nous engager dans une dispute. Voici tout un art de la communication que je vous explique en détails dans l’article Comment mieux communiquer : L’art du reproche sans dispute. Vous aurez le loisir d’écouter mes conseils en vidéo !

Croyez-moi : si vous appliquez tous ces conseils, vous n’aurez plus aucun mal à vous faire comprendre. Bien entendu, le fait de se faire comprendre ne se limite pas à s’exprimer clairement. L’interlocuteur joue aussi un rôle primordial dans l’échange, c’est évident. Cependant, vous serez assuré-e d’avoir fait tout votre possible pour mieux vous faire comprendre et pour comprendre vos interlocuteurs, ce qui est déjà un pas énorme ! Et surtout n’oubliez pas : la clé d’une relation saine à soi et à l’autre se développe, entre autres, sur votre zafu. Et vous, parvenez-vous à bien vous faire comprendre ?

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Cet article comporte 2 commentaires
  1. J’adore pratiquer la méditation grâce à Christophe Lorreyte. Il m’a indiqué le chemin.

    1. Christophe Lorreyte dit :

      J’en suis ravi Nathalie.

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