Méditation : 10 fausses croyances à oublier !

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La méditation, c’est… dormir assis ? Un moment de détente bien mérité ? Une activité agréable à pratiquer de temps en temps pour repartir du bon pied ? Et vous, quelles sont vos croyances au sujet de la méditation ? Bien sûr, il est inévitable qu’une pratique devenant si rapidement populaire échappe à son lot de mythes et fausses croyances. D’ailleurs, il faut bien l’admettre, il est tentant d’y mettre son grain de sel dès lors que l’on s’est fait sa propre idée d’une pratique que l’on connaît un peu, et parfois même pas du tout… Ça, mes chers lecteurs, c’est l’oeuvre de nos egos. Mais vous qui vous intéressez à la méditation, il est important que vous sachiez distinguer le vrai du faux. En tant que formateur en méditation et méditant depuis plus de 30 ans, je vous propose donc de remettre de l’ordre dans ces mythes et légendes qui pèsent lourd sur une pratique qu’il est primordial de bien connaître pour en tirer tous les bénéfices. Pour cela, je réponds dans cet article à 10 fausses croyances sur la méditation. C’est parti !

1. Durant la méditation, nous nous coupons du monde

Il est vrai qu’en pleine pratique, le méditant semble totalement tourné vers lui-même. Alors pourquoi dit-on que la pratique de la méditation ouvre autant à la connaissance de soi qu’à l’empathie pour les autres, à l’écoute véritable et à la compassion ?

Sans méditation, l’esprit humain est en proie à un chaos constant. Dans ce chaos se mêlent toutes les idées, les envies, les peurs et les croyances de l’ego. Sans même nous en rendre compte, nous passons le plus clair de notre temps à alimenter notre propre monologue, restant ainsi principalement tournés vers nous-mêmes.

monologue intérieur - Méditation : 10 fausses croyances à oublier !

La pratique de la méditation permet de prendre du recul sur notre monologue interne. Pour prendre une image, lorsque nous méditons c’est un peu comme si nous faisions entrer de l’air entre nos pensées afin d’y voir plus clair dans notre activité mentale. Peu à peu, nous nous détachons du “Je” pour ouvrir notre conscience à la vie dans son ensemble.

Nous prenons alors conscience que nous faisons partie d’un tout. Ainsi, nous changeons notre perspective : nous passons d’un “Je” centré sur lui-même à un “Je” connecté aux autres. En faisant le calme en nous, nous levons enfin la tête pour prendre conscience de ce qu’il se passe autour de nous avec bienveillance et objectivité.

2. La méditation est plus efficace si elle est pratiquée les yeux fermés

L’un des premiers réflexes des débutants en méditation est de fermer les yeux afin de se couper du monde et de porter toute leur attention sur eux-mêmes. Beaucoup vous diront qu’il est beaucoup plus facile de commencer à méditer les yeux fermés afin que le monde extérieur ne soit pas source de distraction pendant les pratiques.

La méditation est à la fois une pratique d’ouverture à soi et au monde qui nous entoure. En fermant les yeux, nous nous enfermons dans notre monde intérieur. Au contraire, si nous ouvrons grand les yeux, nous nous laissons absorber par notre environnement et pouvons en oublier notre pratique.

C’est pourquoi la méditation devrait être pratiquée les yeux mi-clos, assis face à un mur. De cette manière, le méditant peut trouver le juste équilibre entre ce qu’il se passe en lui et à l’extérieur de lui. Ainsi installé, il garde son attention tournée vers sa pratique et peut garder conscience de son environnement sans être constamment attiré par le monde extérieur.

Méditer les yeux fermés peut facilement se transformer en une sieste déguisée en méditation… mais ne vous méprenez surtout pas : méditer n’est pas un moment de repos !

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3. Il n’y a rien besoin d’apprendre pour débuter la pratique de la méditation : il suffit de s’asseoir en silence !

Aujourd’hui, nous aimons croire que tout peut se faire de façon autodidacte. Nous sommes à l’ère de l’explosion de l’auto entrepreneuriat, de l’auto réalisation, de l’auto ci, ça et là. Les innombrables fausses croyances qui circulent au sujet de la méditation laissent penser que cette pratique est de celles que l’on peut improviser par soi-même.

Pour bien méditer il est important, d’abord et avant tout, de faire le ménage entre nos croyances et la réalité de cette pratique. Mais pour cela, vers quelles sources se tourner ? Comment distinguer le vrai du faux ? Un professeur de méditation vous guidera dans cette voie. Comprendre les principes fondamentaux de l’esprit de la méditation laïque est essentiel pour que l’esprit puisse s’ouvrir à des notions parfois effrayantes pour l’ego, comme celle de vacuité, par exemple. Ce travail d’apprentissage, en parallèle d’une pratique journalière, permet de se détacher des besoins de l’ego pour s’ouvrir à plus grand que soi.

Enfin, apprendre à méditer dans la posture adéquate et bien respirer sont des éléments clés d’une pratique juste. En d’autres termes : si votre souhait est de tirer des bénéfices profonds et durables de votre pratique, apprendre à méditer est essentiel. Une fois les bases acquises, vous pourrez bien sûr pratiquer seul.e. Un apprentissage encadré vous garantira aussi une pratique pour laquelle vous ne perdrez pas d’intérêt. Lorsque vous commencerez à sentir l’effet que cette pratique a sur vous, elle deviendra essentielle à votre équilibre. Voilà pourquoi j’offre aujourd’hui une formation en ligne pour apprendre à bien méditer : nombreux sont ceux qui commencent à comprendre qu’il ne s’agit pas là d’un simple exercice de relaxation !

4. Méditer, ça détend

Cette croyance est l’une des plus tenaces, et pour cause : dans ce monde hyper rapide où le stress devient un mode de fonctionnement “normal”, nous cherchons tous à nous détendre. La méditation est donc perçue comme la pratique idéale pour y parvenir. Puisque nous sommes constamment bombardés d’informations de toutes sortes, s’asseoir en silence devrait être la voie royale pour relaxer, n’est-ce pas ?

Voilà la vérité sans artifices : la méditation est l’acte de s’asseoir avec ce qu’il se passe en vous et autour de vous, ici et maintenant. De plus, la pratique de la méditation est sans but, de quelque nature que ce soit. Il va donc de soi que non, l’objectif de la méditation n’est pas de se détendre.

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Que vous soyez malade, en pleine forme, contrarié.e ou au comble de la joie, l’exercice demeurera le même : vous vous assiérez avec votre perception de votre réalité à ce moment-là. Par le fait même vous apprendrez, pas à pas, l’acceptation. Vous comprenez donc qu’il s’agit bien plus d’un travail en profondeur que d’un moment de détente ! Mais ne vous méprenez pas : les effets de la méditation véritable vous mèneront au lâcher-prise : une notion essentielle à la vraie détente de l’esprit.

5. Pour méditer, il est préférable de s’installer dans un endroit douillet, silencieux et qui sent bon

Évidemment, je fais exprès d’en rajouter dans ce cliché-là, mais vous comprenez l’idée : aujourd’hui, tout le monde semble chercher à “déconnecter” de son quotidien stressant et oppressant. Les activités de “détente” doivent donc se dérouler dans un cadre parfaitement feutré : bougies parfumées, lumière tamisée, température idéale… c’est d’ailleurs ce que suggèrent bien des applications et blogs portant sur la “méditation”. En réalité, ces blogs et applications proposent des exercices de relaxation, mais certainement pas de méditation.

Pratiquer la méditation dans un endroit qui nous est agréable, destiné à notre rituel quotidien est effectivement une bonne idée. Cependant, il est important de comprendre que méditer, c’est se confronter à ce qui est, dans l’instant présent. Ainsi, si avoir accès à un espace dédié à la méditation vous est impossible ou si vous vous déplacez fréquemment, cette réalité ne doit en aucun cas être un frein à votre pratique.

Vous asseoir en posture et respirer en ramenant votre attention dans l’ici et maintenant est d’abord et avant tout un exercice d’acceptation de tout ce dont est fait l’ici et maintenant. Ainsi, vous apprenez à accepter que le chien du voisin aboie sans cesse ou que les enfants soient en train de se disputer alors que vous méditez. Vous êtes simplement assis.e dans le moment présent et accueillez ce dont il est fait.

6. Méditer requiert un certain état d’esprit, cette pratique n’est pas destinée à tout le monde

Bien que la pratique de la méditation soit de plus en plus populaire, cette idée reste encore assez répandue. Aussi étonnant que cela puisse paraître aux yeux de ceux qui la pratiquent ou s’y intéressent, il n’est pas rare d’entendre dire : “méditer, ce n’est pas pour moi”.

Bien évidemment, la méditation est une pratique destinée à tout un chacun et ne fait pas de distinction d’âge, de sexe, d’origine culturelle, d’état d’esprit, de croyances, de conditions physiques… La méditation des origines – celle que je suggère de pratiquer – est laïque et ne demande aucun prérequis.

Chacun d’entre nous devrait prendre le temps de s’asseoir chaque jour pour s’ancrer dans le moment présent. Par la pratique de la méditation, nous pouvons prendre un recul objectif et serein sur ce que nous sommes et sur notre environnement. Nous pouvons ainsi mieux nous accepter, mieux gérer nos émotions et nos relations aux autres.

7. Introduire la méditation dans son quotidien, c’est compliqué

Comme pour chaque discipline, il n’y a pas de secret : implanter une nouvelle routine demande des efforts et de la persévérance. Pratiquer la méditation de manière assidue est d’abord et avant tout une question de volonté car la pratique même est accessible à tous.

Cependant, lorsque l’on se lance dans une nouvelle pratique, il est normal de passer par plusieurs phases. Voici les 3 phrases que la plupart des apprenants traversent :

  1. L’enthousiasme : Au moment où son ego comprend la nécessité d’une nouvelle pratique, l’apprenant entre dans la phase enthousiaste : il est prêt à aménager sa routine pour introduire une nouvelle habitude dans son quotidien.
  1. La baisse d’intérêt : Cette phase apparaît au moment où la phase enthousiaste s’essouffle. L’apprenant saisit que la pratique peut lui être bénéfique mais pour être honnête, il préférerait dormir plus longtemps le matin que de s’asseoir pour méditer. Il ne constate pas de résultats flagrants et immédiats et a simplement envie de retourner à vos habitudes. Cette phase est naturelle et connaître son existence vous aidera à la dépasser : c’est à ce moment-là que vous devrez redoubler de ténacité pour tenir le cap.
  1. Le basculement : L’apprenant a dépassé la phase critique de baisse d’intérêt : le voilà maintenant bien lancé sur le chemin de la méditation. Désormais, s’asseoir pour méditer chaque jour est un plaisir mais surtout, une nécessité. Tout comme sa douche ou son petit-déjeuner matinal, elle fait partie d’un équilibre et d’un bon départ pour chaque journée. Il ressent ses effets de manière de plus en plus évidente et ne pourrait plus s’en passer.

Introduire la méditation dans votre quotidien n’est pas compliqué : comme pour tout ce que vous entreprenez, il suffit de faire preuve de persévérance. Mais entre nous, que pouvez-vous bien réussir, sans persévérance et volonté ?

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8. Méditer permet d’oublier ses problèmes pendant quelques instants et de faire (enfin) le vide

Ici, nous revenons à la fameuse croyance selon laquelle la méditation est un voyage au pays des pensées positives, un repos éveillé permettant de faire le vide pour mieux affronter les aléas de la vie.

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En réalité, méditer c’est accueillir ce qu’il se passe en soi, dans le calme. C’est s’asseoir avec son activité mentale et accepter tout ce dont elle est faite. C’est porter son attention sur sa posture et sa respiration pour s’ancrer dans le moment présent. En faisant cet exercice jour après jour, vous sentirez peu à peu un détachement de ce qui vous semblait auparavant dramatique ou préoccupant. Vous pourrez alors poser sur vos problèmes et vos tracas un regard objectif et vous servir de votre intuition pour y faire face avec créativité et efficacité.

Écouter une relaxation guidée, par exemple, pour calmer votre esprit et vous détacher un instant des tracas du quotidien, ne vous offrira qu’un repos superficiel et de courte durée. Bien qu’un tel repos de l’esprit puisse être agréable et bénéfique sur le moment, il n’est en aucun cas comparable aux effets que la méditation aura sur votre approche de la vie.

Je vous invite à consulter mon article expliquant ce qu’est la méditation en 10 questions. Vous comprendrez ainsi que cette pratique n’est pas un exercice d’abstraction de votre réalité, mais bien l’apprentissage du mieux vivre avec toutes les facettes de votre existence.

9. Méditer en position allongée permet de mieux se détendre

La méditation ne se pratique pas en position allongée, à moins qu’il ne s’agisse d’un impératif dû à des conditions physiques particulières.

La posture est un élément essentiel de la méditation car, contrairement à ce que beaucoup croient encore, le corps n’est pas détaché de l’esprit. Adopter une posture adéquate pour méditer favorise l’ouverture de l’esprit. La célèbre posture du Bouddha historique – assis en tailleur, le dos droit, les yeux mi-clos – a été réfléchie afin que durant la pratique, le méditant se relie au même moment à la terre et au ciel (à la spiritualité).

Enfin, comme nous l’avons vu plus tôt, une séance de méditation n’est pas une séance de repos. La posture idéale pour méditer tend donc à nous garder bien éveillés durant notre pratique.

10. Méditer demande du temps et je n’en ai pas

Je termine cet article sur la question qui préoccupe la plupart des personnes s’intéressant à la pratique de la méditation : “Comment ajouter une nouvelle activité quotidienne à mon horaire déjà surchargé ?”. Ce questionnement est, bien évidemment, tout à fait compréhensible. Cependant, le problème c’est qu’il place la méditation dans la catégorie des simples activités que l’on se donne le choix ou non de pratiquer.

Bien sûr, chacun est libre de pratiquer ou non la méditation. Mais ce que j’entends par là, c’est qu’après quelques semaines de méditation, vous saisirez que méditer n’est pas un simple luxe, mais bien une nécessité pour votre propre équilibre. À ce moment-là, croyez-moi, la question du temps n’en sera plus une. Vous n’aurez plus aucun mal à accepter l’idée de vous lever un peu plus tôt le matin ou de moins passer de temps devant la télévision le soir pour avoir du temps pour méditer. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il faut s’y mettre pour le croire !

Pour finir, voici un scoop pour vous : en réalité, pratiquer la méditation vous fera gagner du temps, et ce, dans toutes les sphères de votre vie ! Curieux, je vous invite à découvrir comment cela est possible dans cet article : Pourquoi méditer vous fait gagner du temps ?.

Et oui, la méditation n’a que des avantages ! Alors n’attendez plus : à vos zafus !

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