Les 3 limites de la Pleine Conscience : comment méditer véritablement ?

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Qui ne connait pas encore la Pleine Conscience et qui n’en a jamais entendu parler ? Certainement pas vous, qui lisez cet article

En revanche, si la Pleine Conscience a le mérite d’être accessible au plus grand nombre, elle reste dans sa pratique extrêmement limitée.

Après la lecture de cette analyse, vous saurez sans équivoque faire la différence entre des exercices de relaxation guidée, dits de Pleine Conscience -comme ceux proposés par exemple par l’application smartphone Petit Bambou – et la véritable méditation des origines.

Je suis certain de ne rien vous apprendre en avançant que la Pleine Conscience a le vent en poupe, et ce, depuis de nombreuses années déjà. Marchez en Pleine Conscience, parlez en Pleine Conscience, riez en Pleine Conscience… On pourrait presque croire qu’une nouvelle religion, adaptée à la réalité de nos vies occidentales, a vu le jour.

Toutes les semaines des guides et des livres, viennent s’entasser sur les rayonnages de nos grandes librairies.

Oui, apprendre à pratiquer des techniques pour lutter contre le stress est devenu notre préoccupation majeure. Nous sommes à l’ère du développement personnel et apprendre la méditation paraît être la solution à nos ruminations mentales.

Oui, mais voilà, il ne faut pas tout confondre. Si la méditation est certainement la solution pour améliorer efficacement et durablement notre vie, elle ne doit pas pour autant être pratiquée n’importe comment non plus.

Et c’est pourtant malheureusement ce qui se passe un peu trop souvent.

A courir après trop de performances, on finit par s’éloigner des bienfaits profonds de la véritable méditation.

Pour être tout à fait clair, et revenir plus précisément au sujet de notre article, la Pleine conscience, c’est de la méditation simplifiée, à tel point qu’il serait plus juste en réalité de la qualifier de relaxation.

Quelle différence y-a-t-il entre la relaxation et la méditation ?

Eh bien je pense qu’il serait sage de commencer par répondre à cette question pour clarifier ces deux pratiques cousines et de mieux comprendre ensuite ce qu’est la Pleine conscience.

Relaxation VS Méditation

Le terme de relaxation désigne les exercices ou les pratiques visant à relaxer, c’est-à-dire à relâcher les tensions. C’est avant tout une recherche de bien-être où la douleur est mise de côté au profit de la détente. On laisse en suspend ses préoccupations, pour passer un moment de plaisir.

On relâche les tensions et on met son corps et son cerveau en vacances.

On se relaxe par exemple quand on :

  • Reçoit un massage, relaxant (sous la pression des doigts, le corps déverrouille ses tensions et l’esprit s’apaise.)
  • Lorsque l’on prend un bain après une journée de travail.
  • Lorsque l’on pratique une séance de stretching, de yoga
  • Lorsque l’on est guidé par une musique ou par des paroles rassurantes et agréables, en sophrologie ou en « relaxation guidée ».

Toutes ces activités ont en commun de ressourcer, d’apporter du bien-être à la personne qui reçoit le soin ou pratique une discipline en vue de se détendre.

Et c’est bien. On évacue le stress et on souffle un peu, on met un peu de respiration dans sa vie et les problèmes entre parenthèses pour s’offrir un petit moment hors du temps.

Cependant, là où il y a confusion, c’est quand une personne pense méditer alors qu’elle ne fait que se relaxer. Et c’est le cas de nombreuses personnes qui font l’amalgame et finissent par stopper la pratique lorsqu’elles commencent à comprendre, entre-autres par la posture, que pour méditer vraiment il va falloir fournir des efforts qui vont au-delà du plaisir de la relaxation.

La méditation est bien autre chose que de la relaxation. Elle va au-delà du plaisir recherché par l’ego pour rencontrer sa véritable nature. C’est un travail en profondeur qui sous les apparences d’une immobilité n’est pas toujours de tout repos.

La relaxation, comme nous l’avons vu, est associée et attachée au plaisir, alors que la méditation propose par sa pratique de s’en détacher. C’est cette subtilité qui fait toute la différence et qui fait de la méditation une pratique qui va bien au-delà de la Pleine Conscience.

Voici deux limites de la relaxation.

  • Attachement au plaisir, à un état agréable. Ce qui entraîne un attachement de l’ego. Lorsque celui-ci n’est plus comblé, il fait ressentir un manque, une frustration.
  • Se contenter d’une béquille, d’un espace momentané de détente.

On reste en surface et on se contente finalement d’un état agréable mais artificiel.

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Avec la relaxation on reste en surface et l’ego peut nous rendre dépendant du plaisir que nous en retirons. La cessation des séances vous ramènera aux difficultés de votre vie et vous souffrirez d’un nouveau manque.

En revanche, la relaxation peut être envisagée comme un accès préliminaire à la méditation.

Au moment de votre installation sur votre coussin de méditation, par exemple, lorsque votre ego est encore très présent, vous pouvez :

  • Vous recentrer
  • Respirer profondément
  • Scanner votre posture

Cette attitude consciente vous permettra de débrancher de vos préoccupations et de l’état de stress. Vous rentrerez ainsi plus rapidement en méditation.

En revanche, dès que commence véritablement votre séance de méditation, il vous faudra abandonner la concentration au profit de la vacuité.

Se concentrer c’est se fermer au profit d’une seule chose. La méditation, au contraire, est un esprit d’ouverture totale et pas un focus en particulier.

Porter son attention sur un objet en particulier ou un sujet particulier vous coupe de la réalité du monde et de sa globalité.

Les personnes qui pratiquent la méditation de cette façon pensent à tort qu’elles sont dans l’instant présent.

On se concentre sur le goût de la groseille ou bien on écoute le ronron de son chat. Mais on ne fait qu’une seule chose à la fois. On sépare, on catégorise et on met l’un de nos sens en avant en croyant vivre pleinement l’instant présent.

Eh bien ce type de comportement n’est pas de la méditation. Méditer, c’est s’ouvrir à la totalité et pas se focaliser sur une seule chose.

C’est tout entendre, tout voir, tout sentir, etc.

C’est ne rien réfuter, c’est accepter tout ce qui se présente et ce n’est surtout pas s’identifier à notre ego et à ce que notre ego va interpréter en mangeant par exemple une groseille.

Je prends l’exemple des groseilles car c’est un exercice qui est pratiqué dans les hôpitaux lors de thérapies de Pleine Conscience.

On demande à des personnes dépressives de se concentrer sur une cuillère de confiture de groseille afin de les reconnecter à l’instant présent.

Si le moment présent est en effet la condition sine qua non de la pratique méditative, elle n’en est que la surface. La méditation va beaucoup plus loin que ce simple concept érigé comme finalité par la méditation de pleine conscience.

La méditation des origines – celle que je vous invite à pratiquer au quotidien – est également un exercice d’ouverture de la conscience à l’ici et maintenant. Plusieurs de mes articles évoquent d’ailleurs très clairement l’importance de réapprendre à s’ancrer dans l’instant présent.

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Cependant, la méthode de la Pleine Conscience, pratiquée dans le but de répondre à des besoins spécifiques tels que la gestion du stress ou la prévention de rechute pour les personnes dépressives, connaît certaines limites.

Je vous propose donc de faire un tour d’horizon des limites de la Pleine Conscience qu’une pratique assidue de la méditation des origines vous permettra de dépasser.

Mais pour bien comprendre, revenons à l’origine de la Pleine Conscience.

Qu’est-ce que la Pleine Conscience ?

Il s’agit d’une méthode mise au point par le professeur américain de médecine Jon Kabat-Zinn en 1979. Par différents exercices de concentration sur le moment présent, elle vise à aider les personnes en prise avec divers problèmes liés au mental tels que le stress, la dépression ou encore l’insomnie.

La Pleine Conscience se pratique en portant son attention sur un sujet en particulier. Il peut s’agir de sa respiration, des différentes parties de son corps ou d’une pensée spécifique, par exemple.

L’un des principaux objectifs de la Pleine Conscience est de se détacher du flot de pensées constant avec lequel nous vivons au quotidien, en s’abstenant de les juger. Elle permet ainsi de prendre du recul sur les différents schémas de pensées et les préjugés qui habitent l’esprit afin de mieux les gérer et ainsi accéder au calme mental.

La lecture des promesses de la Pleine Conscience est alléchante. Elle parait même comptabiliser en surface les mêmes bienfaits que la pratique de la méditation des origines. Mais à bien y regarder, dans les faits, nous sommes, en matière de résultats, à des années lumières de la véritable méditation.

Les années 80 ont marqué un tournant sociétaire, un tournant d’hyper-libéralisme. La productivité, la réactivité, l’accélération du temps ont impacté considérablement notre quotidien et nos manières de vivre.

Nous vivons aujourd’hui le plus souvent dans le stress et rares sont les moments où nous reprenons conscience de ce que nous faisons.

La plupart du temps nous sommes déconnectés de la réalité du moment présent.

En clair, nous ne prenons plus le temps d’apprécier ce que nous faisons et chaque action de notre vie est faite à la hâte et sans conscience.

De ce nouveau régime sur-vitaminé, de nouveaux comportements prennent forme, tel que le l’amateurisme, le je-m’en-foutiste, le manque généralisé de conscience dans ses actes et la course à l’argent. Mais pour chaque fléau une réponse apparaît, une conséquence inévitable à ces conflits de valeurs.

C’est pourquoi aujourd’hui nous devons de plus en plus faire face  à l’égocentrisme forcené, à l’anxiété, à la dépression, au burn-out et j’en passe. Tous ces troubles ne sont que la matérialisation de nos limites, le reflet émergeant dans notre conscient, de ce que l’humain est capable d’encaisser.

Le mal-être est palpable, ses formes sont légions et, pour répondre à ces désordres psychiques, on réinvente des méthodes, on adapte et on simplifie jusqu’à l’absurde afin de satisfaire l’immédiateté et la surface.

Nous répondons à la demande de notre temps. Voilà comment est né la Pleine Conscience, d’une simplification dans l’urgence.

Pourquoi alors un tel engouement pour cette pratique si elle est loin de la méditation originelle  et qu’elle n’apporte que des résultats superficiels ?

Simplement parce qu’elle est facile, ludique et ne demande aucun investissement, si ce n’est celui de ne consacrer que peu de temps et un peu d’argent tout de même pour un abonnement souvent sur smartphone.

petit bambou - Les 3 limites de la Pleine Conscience : comment méditer véritablement ?

Ça a la couleur de l’exotisme, ça fait rêver, tout le monde en parle et il paraît qu’on est plus calme et en plus ça sent bon, surtout lorsque l’on achète sa méthode ou son livre chez Nature et Découverte (LOL).

En somme, vous l’avez compris, c’est du marketing. Au départ, il y avait une bonne intention. Il existait un réel désir de venir en aide à des patients, mais aujourd’hui c’est devenu avant tout un produit qui se vend bien. On achète sa méthode, on pratique quelques jours, quelques mois et puis on passe à un autre produit de développement personnel.

Il n’y a aucun engagement, mais aucun résultat non plus.

Mais cela n’a que peu d’importance à l’ère de l’ego surpuissant, l’important maintenant c’est de raconter son voyage.

La Pleine Conscience dite « méditation », c’est la destination tendance qu’il faut avoir fait dans son tour opérateur du New-âge.

Depuis sa création, c’est-à-dire il y a maintenant plus de quarante ans, cette simplification du bouddhisme, dirigée vers la guérison de patients s’est davantage édulcorée pour passer dans le public et séduire le plus grand nombre.  Elle répond à la demande de notre société, mais quelles sont ses limites ?

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Les limites de la Pleine Conscience

Cette pratique, qui a bel et bien fait ses preuves auprès de milliers de personnes à travers le monde, ne doit cependant pas être confondue avec la méditation des origines : celle que je vous invite à pratiquer. S’il existe des similitudes évidentes entre les deux pratiques, il est important que vous compreniez ce qui les différencie et ce qui constitue, selon moi, les limites de la Pleine Conscience. Vous pourrez ainsi, suite à la lecture de cet article, décider de suivre la voie qui vous convient le mieux en toute connaissance de cause.

Première limite de la Pleine Conscience | Tenter d’atteindre un objectif

La Pleine Conscience a été mise au point avec un premier objectif précis : aider le plus grand nombre à mieux gérer le stress. Cet objectif répond à une nécessité évidente : le stress prend aujourd’hui une place prépondérante dans nos vies. Nous avons donc besoin d’outils efficaces pour nous permettre de ne plus en être victime au quotidien.

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Cependant, nous nous trouvons là devant une première limite importante de la Pleine Conscience : sa pratique vise à atteindre un objectif. Qu’il s’agisse de mieux faire face aux aléas du quotidien, de penser avec plus de positivisme ou de se détendre en se détachant de ses soucis, l’idée est la même : le pratiquant est à la poursuite d’un objectif.

Pratiquer un exercice mental en espérant atteindre un objectif, c’est tourner son attention vers un idéal. L’esprit procède donc à une catégorisation des pensées : d’un côté se trouvent les pensées positives et de l’autre, les négatives. Afin de tendre vers l’idéal que l’on s’est fixé, une préférence envers les pensées positives se met donc inévitablement en place.

La méditation des origines, quant à elle, est sans but. Il s’agit simplement de s’asseoir en présence de tout ce dont est fait le moment présent, et sans autre but que celui-là. C’est en s’ouvrant à tout ce qui nous traverse, sans préférence ou catégorisation de quelque nature que ce soit, que l’on peut enfin poser un regard lucide et objectif sur sa propre réalité. Le pratiquant de la méditation des origines se place ainsi comme simple témoin de son activité mentale. C’est précisément en adoptant cette posture d’observateur qu’il se donne réellement l’opportunité d’ouvrir sa conscience.

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Deuxième limite de la Pleine Conscience | La concentration crée une fermeture

L’exercice de la Pleine Conscience se pratique par la concentration sur un objet spécifique. Cet exercice de concentration peut prendre plusieurs formes. Par exemple, il peut s’agir de faire un balayage corporel (aussi appelé scan corporel) qui consiste à passer mentalement en revue les différentes parties de son corps pour en relâcher les tensions.

La concentration, par définition, consiste à focaliser l’entièreté de son attention sur le sujet qui nous intéresse et, par conséquent, de se fermer à tout le reste. L’esprit éprouve alors une sensation de détente : il lui est enfin permis de faire fi de ce qui le préoccupe pendant quelques instants. Cependant, la détente éprouvée n’est que provisoire : lorsque l’exercice est terminé, la réalité du quotidien refait surface sans attendre.

L’exercice de concentration participe à une séparation entre les différents éléments qui composent notre vie. Pourtant, afin de comprendre que la vie est beaucoup plus vaste que la réalité dessinée par les filtres de notre ego, nous devons nous confronter à l’évidence que la vie est un tout. Nous devons réapprendre à notre ego que notre vie n’est qu’un seul souffle et que toutes les sphères qui la composent sont interreliées.

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Cette notion fondamentale de la méditation des origines nous permet de nous détacher de l’ego pour nous ouvrir au tout. C’est par cette ouverture travaillée à chaque pratique, et par l’acceptation de ce qui est ici et maintenant, que l’on prend conscience que l’on fait partie intégrante du tout. On saisit alors que notre réalité n’est pas détachée de celle des autres et que tout ce qui se présente à nous a lieu d’exister.

C’est ainsi que l’on fait place à une plus grande ouverture, à ce que l’on est, à notre environnement et aux individus qui nous entourent. C’est pourquoi la pratique de la méditation des origines représente la voie royale pour que les sentiments de compassion et d’empathie s’installent en nous de manière profonde et durable. Cette pratique de la méditation sans but impose à l’ego de se défaire des préjugés qu’il a l’habitude d’appliquer à sa vision du monde.

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Troisième limite de la Pleine Conscience : L’ego au centre de la pratique

L’ego a besoin d’objectifs pour avancer dans une direction. Cela se vérifie aisément : êtes-vous prêt.e à vous lancer dans une nouvelle pratique si vous savez pertinemment que vous n’en tirerez rien ? Cette attitude est naturelle et c’est ce qui nous permet d’accomplir des projets et de faire des choix qui nous correspondent.

Cependant, en prenant un pas de recul, nous nous apercevons que nous vivons sous la tyrannie des volontés de notre ego. Nous répondons sans cesse aux caprices de l’ego qui, comme un jeune enfant capricieux, veut ceci et ne veut pas de cela. L’ego refuse de tout simplement être, sans but, et s’enlise dans ses propres tourments en tentant constamment et à tout prix de satisfaire ses désirs.

L’exercice de la Pleine Conscience est une réponse a un besoin de l’ego : celui de ne plus vivre enlisé dans le stress et dans une souffrance constante.

Bien sûr, il en va de même pour la pratique de la méditation des origines : au début de sa pratique, le méditant a besoin de poursuivre un but afin de retourner à sa pratique jour après jour. Cependant, une différence capitale s’opère au fil de chacune des deux pratiques. La pratique de la Pleine Conscience demeure une poursuite d’objectif jusqu’à ce que celui-ci soit atteint. Si le pratiquant poursuit sa pratique après avoir atteint son objectif, c’est dans le but de conserver l’état atteint.

Au contraire, la pratique de la méditation des origines apprend au pratiquant à se défaire peu à peu de quel qu’objectif que ce soit. Puisque son esprit ne repose sur rien, il apprend à simplement être là, en présence de ce qui est en lui et autour de lui.

C’est ainsi qu’il parvient à calmer son ego, pratique après pratique. Il cesse, le temps de chaque séance de méditation, de nourrir ses désirs égotiques pour se relier à une réalité plus grande que ce qu’il avait pu percevoir jusque-là. Cette compréhension, fondamentale, se répercute alors sur sa vision de la vie et du monde qui l’entoure. Il prend alors conscience que son ego constitue sa propre paire de lunettes et que ce qu’il perçoit n’est en réalité qu’un simple reflet de lui-même.

Epilogue

Voilà, chers lecteurs, les limites de la Pleine Conscience et ce qui différencie cette pratique de celle de la méditation des origines. Cet article ne constitue pas un avertissement sur une pratique qui a fait ses preuves dans les hôpitaux et continue d’aider de nombreuses personnes à mieux vivre leur quotidien. Cependant, il est important que vous puissiez vous faire une idée éclairée des différentes pratiques qui s’offrent à vous. Mon plus grand souhait est, il va sans dire, que vous puissiez trouver votre bonheur, quel que soit le chemin emprunté. Dans tous les cas, vous pouvez être assuré.e d’une chose : celui-ci ne se trouve nulle part ailleurs qu’en vous-même 😉 Alors bonne recherche à vous et… à vos zafus !

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2 Commentaires

  1. Claire

    Bonjour Christophe, tout d’abord merci pour ce contenu très riche et ce point de vue qui dénote. Cela m’a fait m’interroger sur ma propre pratique de la méditation ; mais j’aurais nuancé concernant la pleine conscience. Dans le livre MBSR Jon Kabat-Zinn indique que ce type de méditation a de nombreux bénéfices prouvés Mais qu’il ne faut cependant pas méditer POUR les atteindre (c’est un sacré paradoxe). Aussi je me demande, qu’entends tu par méditation des origines ? Est-ce le vipassana ?

    Réponse
    • Christophe Lorreyte

      Bonjour Claire, Comme tu le soulignes très justement « la méditation est la pratique du paradoxe ».

      Elle demande à l’Ego de pratiquer sans but, sans rien rejeter, sans rien espérer et cela dans le dessein de réaliser sa véritable nature. Mais tant que ce dessein est présent, l’acte même de méditer en est perturbé.

      La méditation des origines est la résolution de ce paradoxe. Elle ne repose sur aucune croyance et de ce fait ne peut être assimilée à Vipassana.

      La méditation des origines est l’expression simple de « ce qui est », sans aucune étiquette, croyance ou dogme. Elle est l’acte de méditer qui libère de l’Ego et révèle la véritable nature.

      En revanche, même si cet acte de méditer est l’expression de « ce qui est », notre histoire personnelle nous en éloigne et renforce les croyances limitantes de notre Ego.

      C’est pourquoi la méditation ne s’improvise pas, elle a besoin d’être enseigné pour retrouver sa place. C’est ce travail que j’offre dans mes articles de blog et que j’enseigne à mes élèves dans ma formation Tangram.

      J’espère avoir répondu à tes questions et suis heureux de contribuer à ton chemin sur la voie.

      Christophe.

      Réponse

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