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Qu’est-ce que je mets en place dans ma vie pour être plus fort émotionnellement ?

Cet article fait partie d’un “carnaval d’articles”. Il s’agit d’un évènement inter-blogueurs dans lequel des blogueurs issus d’univers différents traiteront d’un même sujet imposé. Pour vous, lecteurs, c’est une façon de découvrir ce thème abordé de différentes façons et  vous bénéficierez de plusieurs articles sur ” avoir confiance en soi pour réussir ” avec la possibilité d’en apprendre énormément sur le sujet. Un livret réunissant tous les articles sera offert. Je vous propose de visiter le site qui nous invite en cliquant ici. Je suis certain qu’il vous plaira.

Flashback émotions :

Mon enfance

Pour répondre à cette question, un flashback s’impose.

Il me faut regarder dans le rétroviseur et interroger mon histoire. Lorsque je rends visite à l’enfant que j’étais, je constate en premier lieu qu’il n’avait pas encore suffisamment tissé de liens avec l’extérieur, ni n’avait le recul nécessaire pour comparer son éducation, sa vie à celle des autres. J’acceptais donc tout sans remise en question. C’est le cas d’ailleurs de tous les enfants du monde qui remettent à leur naissance un chèque en blanc éducatif aux adultes de leur entourage.

L’enfant au début de sa vie ne choisit rien. Il subit le bon vouloir des adultes qui le prennent en charge. Il se construit bon an mal an en calquant ses émotions sur celles d’adultes plus ou moins accomplis. C’est donc le hasard chanceux ou malchanceux qui forme le début de notre personnalité émotionnelle. Nous réagissons aux stimuli d’un environnement et nous nous construisons en fonction de ces expériences.

En tout cas, pour moi, c’est ainsi que cela a débuté.

En effet, jusqu’à l’âge de sept ans, j’étais un enfant très épanoui à la maison et ouvert au monde des adultes. Par contre, la compagnie des enfants de mon âge n’avait pour moi que très peu d’intérêt. J’étais à l’’école un enfant plutôt timide et sensible. Je m’ennuyais sur les bancs de l’école et je ne pensais qu’à rentrer chez moi. Je ne saisissais pas bien l’intérêt de la sociabilisation. Taper dans un ballon, échanger des vignettes de foot et se bagarrer pour affirmer son autorité me laissaient de marbre.

Ne vous méprenez pas, étant très communiquant et très épanoui à l’extérieur de l’école, je n’étais pas diagnostiqué « autiste », j’étais simplement « pas intéressé » par les activités de mes congénères. Je rêvais et construisais en silence ce qu’allaient devenir mes futures pensées et constituer ma personnalité.

Mes parents alertés par les professeurs me mirent au judo et au théâtre pour « me sortir » de mon presque mutisme scolaire, activités dans lesquelles d’ailleurs je m’épanouissais.

En fait, à bien y réfléchir, c’était l’école qui posait problème. Dans cette structure uniformisée, je me sentais prisonnier. On y rentre à une heure précise pour en sortir à telle heure et tout cela sans bouger une oreille de peur de se la faire tirer. Eh oui, l’école de mon enfance c’était ça.

Et comme, lorsque nous sommes enfants, ce sont les adultes qui gèrent nos vies, il n’y avait que peu d’échappatoire. Toutefois l’amour familial et mes activités annexes me permirent tout de même de m’épanouir et de m’équilibrer.

Voici, dans cette première partie de vie ce que les adultes firent pour moi afin de me renforcer émotionnellement.

Mon adolescence

L’adolescence rompit cet équilibre. Mon désir de liberté sous-jacent devint urgent et il s’imposa à moi amplifié par la testostérone moteur de l’adolescence. Les filles prirent alors toute la place dans mon « esprit » ; si toutefois l’esprit avait encore un peu à voir avec ces pulsions charnelles.

Comprenez-moi, avec l’adolescence mes rondeurs enfantines, mes chaussures orthopédiques et mon appareil dentaire venaient d’être remplacés, avant que même je m’en aperçoive, par un physique de jeune premier qui sans conteste plaisait aux filles.

Ce fut une période d’amusement où je renforçais ma confiance en moi par mes conquêtes amoureuses et où je paradais avec aisance dans la cour des jeunes de mon âge. L’ego battait son plein. Le processus c’était inversé. J’étais passé à la maison du stade extraverti au mutisme presque total et, avec mes camarades, de l’enfant introverti au chef de file que l’on envie.

Ce que je fis pour moi à cette époque : vivre pleinement, profiter et « m’en foutre » car, lorsque l’on commence à être bien dans sa vie, c’est ce que l’on a tendance à faire. C’était la période de l’expérimentation du plaisir.

Lorsque le temps des teenagers frappe à la porte l’ego s’affirme. Plus il a été contraint dans l’enfance, plus il s’exprime avec force dans l’adolescence, qu’il s’agisse d’actes de révolte ou de symptômes inconscients. C’est le temps des premiers choix. C’est le temps où les caractères s’affirment et où les émotions sont souvent exacerbées. C’est à cette période qu’apparaissent les premières remises en question et les premiers bilans sur ce que nous sommes et sur ce que nous voulons devenir.

C’est donc dans cette période d’adolescence que nous commençons alors à ébaucher et envisager des solutions pour devenir plus fort émotionnellement.

Ma vie de jeune adulte

Puis, après les études, ce fut la vie active, le monde des finances et de nouveau je fus confronté à ce que j’avais connu dans mon enfance, c’est-à-dire un désintérêt total pour ce que j’apprenais et pratiquais. Je faisais de mon mieux et réussissais brillamment mais je ne m’épanouissais plus.

Il fallait donc entreprendre autre chose, faire preuve de courage et remettre en question ce que l’on croit être acquis pour la vie. J’entrepris de nouvelles études, tout d’abord en psychologie puis ensuite en Médecine Traditionnelle Chinoise, multipliant également les apprentissages annexes, des stages en tout genre et des formations plus intimes comme la psychanalyse, la méditation zen ou encore en intégrant des groupes de réflexion.

Ce que je fis en tant que jeune adulte : apprendre des techniques, prendre de la consistance active.

Si je vous parle de cela, c’est pour vous faire comprendre que rien n’est jamais perdu. Vous pouvez, avec de la passion et du travail bien sûr, réaliser vos rêves. Vous pouvez décider de devenir qui vous voulez. Sorti de l’enfance, vous pouvez ensuite diriger votre vie comme vous l’entendez. Il faut vous armer de courage et avancer sur votre chemin en profitant du paysage et non en vous fixant seulement sur vos objectifs. Comme le dit cet adage usé jusqu’à la trame de Robert Louis Stevenson : « L’important ce n’est pas la destination, mais le voyage en lui-même ».

Ma solution :

Entreprendre vous rend plus fort. L’action, le simple fait d’agir vous pousse vers un avenir meilleur et vous renforce dans vos émotions. Prenez du temps pour avancer, entreprendre, agir. Alors que l’angoisse se nourrit de projections futures et la dépression du passé, la force émotionnelle, quant à elle, se cultive dans l’action. Etre actif permet de vous réaliser et ainsi de vous renforcer émotionnellement. Toutefois, ne croyez jamais vous « blinder » complètement face aux émotions.

Etre plus fort ce n’est pas débrancher le disjoncteur des émotions, c’est au contraire les accueillir et les ressentir pleinement. Vous devez juste prendre du recul et relativiser l’importance des situations qui vous procurent ces états et qui mettent de la couleur dans vos vies. Ne pas ressentir pour ne pas souffrir, c’est vivre en noir et blanc, ce n’est pas la solution. Vous dérivez sans le savoir et insidieusement vers la dépression. Ne plus ressentir, c’est mourir à soi-même, ce n’est pas se protéger.

Personnellement, je pratique Zazen. J’accueille les émotions, je les laisse passer. Qu’elles soient bonnes ou mauvaises, je ne m’y attarde pas trop longtemps. Les émotions se renouvellent sans cesse et je peux vivre ainsi, au présent, une palette variée d’émotions.

Afin de vous renforcez émotionnellement, vous devez également arrêter de « croire au Père Noël ».  Regardez la vérité en face et assumez. Admettre que tout est changement perpétuel et que tout finit par s’éteindre permet de comprendre que peu de choses ont finalement de l’importance.

Ce que je mets en place dans ma vie pour être plus fort émotionnellement, c’est cet état d’esprit soutenu par l’action.

Chaque jour, j’apprends un peu plus à vivre mieux dans l’amour et la tolérance. Alors mon armure, face aux autres, s’allège. Un jour, peut-être je serai suffisamment fort pour me présenter à vous nu et sans artifices…

 

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Cet article comporte 3 commentaires
  1. Merci pour ce beau témoignage. Je comprends ce que tu veux dire par “ne pas trop s’attarder sur ses émotions” qu’elles soient bonnes ou mauvaises. L’équilibre entre se laisser emporter par “l’exaltation suprême d’une émotion” et prendre un certain recul sur ce phénomène afin d’en profiter “en conscience du temps qui passe” est très fin. J’ai reçu une remarque concernant l’article https://honorer-sa-place.com/5-bnfices-calmer-ses-emotions-primaires/ où j’explique les bénéfices à calmer nos émotions. Certaines personnes adorent “l’exaltation”. Pour ma part, cela m’a causé quelques fois préjudice, lorsque le retour à la réalité revient en boomerang, dans la figure. Une émotion ne dure qu’un temps et garder cela en tête, m’apprend à aimer les instants dans la globalité de tous les instants.
    Je ne connaissais pas le mot “Zazen” feras-tu un article plus détaillé dessus? C’est super intéressant.
    Bien à toi,
    Serena

    1. Christophe Lorreyte dit :

      Bonjour Séréna et merci pour l’attention portée à cet article. Concernant Zazen, je m’empresse de te satisfaire. Je vais de ce pas, ici et maintenant, écrire un article et l’illustrer d’une vidéo.
      Alors à très très bientôt, porte toi bien.
      Christophe, chercheur de bonheur

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