Café

La matinée d’un méditologue en cabinet

Je me lève, me lave, déjeune et médite…

Et méditer va faire toute la différence sur le regard que je pose sur le monde.

Méditer, c’est prendre conscience du moment présent, c’est se concentrer sur ses actions sans penser à autre chose.

Méditer, c’est revenir à la condition normale d’un être humain. Pourtant la condition normale n’est souvent -en raison de nos vies qui débordent de trop de choses, d’occupations et de préoccupations diverses- malheureusement qu’une petite fenêtre de liberté que l’on s’accorde de temps en temps.

Lorsque l’on pratique la méditation au quotidien cet esprit naturel revient dans nos vies durablement et pacifie nos pensées. Ce retour au calme guide alors de nouveau toutes nos actions tout au long de la journée.

Voilà la raison pour laquelle tous les matins : Je me lève, me lave, déjeune et médite…

méditologue en cabinet

Je me lève conscient de ce qui m’entoure ainsi que de tous les gestes pratiqués. Mon esprit ne s’envole plus ailleurs, vers des spéculations souvent stressantes concernant ma future journée. Je vis au présent, conscient de ce que je vis et nous verrons bien ce qu’il adviendra plus tard…

Accueillir

Dans mon cabinet, je reçois des patients.

Chaque patient est pour moi un être à part, pas de catégorisation en fonction de symptômes communs. Et même lorsqu’il s’agit d’un patient qui me consulte depuis longtemps, je le considère à chaque visite comme une personne neuve et en évolution. Rien n’est acquis. Son antériorité me permet de la reconnaître et de l’apprécier plus justement mais le temps qui la sépare de sa dernière visite est suffisant pour que de nouvelles expériences viennent la modifier. Je redécouvre à chaque fois une nouvelle personne.

La méditation vous fait comprendre que tout est perpétuellement changement et qu’en un instant toute vie peut se modifier, voire basculer. Je pratique cette idée d’impermanence au cabinet et, ainsi, je ne fige jamais la vie de mes patients. Etre disponible, ouvert et créatif sont les conditions d’une meilleure compréhension et se cultivent tous les matins dans les jardins de la méditation.

Ecouter

Ensuite, j’écoute. Je mets en pratique le silence. Celui qui consiste à se taire mais également celui qui consiste à se faire taire dans sa tête. Le silence d’un esprit au repos. Un océan calme sans vagues.

Pour écouter ainsi, on doit renoncer momentanément à soi et s’ouvrir uniquement au présent. Puis on peut diriger son intention bienveillante entièrement vers l’Autre.

soigner les autres

On arrive ainsi à ne rien perdre de ce qui est dit ou pas dit d’ailleurs. C’est une écoute au-delà des mots. On écoute dans le silence et on déchiffre avec évidence la demande même parfois inconsciente de son patient.

Réaliser

« On » intervient ensuite, je dis « on » car le patient participe indirectement autant que « je » à l’élaboration d’un principe de traitement. Mon rôle à ce moment précis est alors de faire entendre au patient ce qu’il pressent mais ne veut pas toujours dévoiler. Je l’amène à accepter la situation et à en créer une nouvelle en fonction des possibles du moment.

Poser des questions

Par exemple :

Pourquoi lorsqu’une situation semble désespérée et qu’elle n’apporte que des sentiments négatifs vous rendant la vie impossible, vous ne la changez pas ?

la méditologie

Inviter

J’invite également mon patient à méditer et le guide dans cette démarche, créant ainsi un espace de thérapie favorable à un retour à l’absence de souffrance.

Libérer

Par la méditologie, j’aide mon patient à moins souffrir ainsi qu’à se recentrer davantage sur le moment présent. Il peut ainsi redécouvrir son heureuse nature.

De nouveau accueillir

Puis, un nouveau patient, une nouvelle histoire…

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